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Articles Par Mois

14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 18:09
Comme toujours, lorsque je suis en pleine phase d'élaboration d'un scénario, je délaisse un peu mon blog ces derniers temps. Ce n'est qu'un abandon de poste provisoire. Je reprendrai le rythme hebdomaire dès que possible.

En attendant, voici quelques réflexions sur un sujet qui est un de mes dadas (et que j'ai déjà abordé sur ce blog, excusez moi s'il y a des redites, mais j'aime affiner mes réflexions avec le temps) : le réalisme. Trop souvent, je lis ou d'entends des critiques sur des films utisant ce mot d'une façon que j'estime impropre. On l'utilise souvent pour dire que les éléments d'une histoire ne sont pas conformes avec ce que l'on sait - ou croit savoir - du réel.

Je préfère dire que l'approche réaliste, c'est chercher à donner l'illusion qu'une scène ou une histoire pourrait être réelle, une fois acceptées les conventions de l'univers dans laquelle elle se déroule. C'est évidemment une déficition conceptuelle à destination des scénaristes moderne (ou des MJ) mais non une définition qui englobe l'histoire du réalisme en littérature et dans les arts (dont le mouvement artistique du XIXeme et ses émules).

Dans le premier cas, j'estime qu'on devrait préférer l'utilisation de "vraisemblance" qui correspond mieux. Pour moi, une approche vraisemblante n'a pas vraiment lieu d'être et ce type de critique me révèle plus sur le manque d'imagination de celui qui la profère que sur les qualités de l'œuvre considérée.

Il y a plein de techniques pour créer l'illusion ou des impressions de réalité (mais la plus importante reste à mon avis d'acquérir le sens du détail), et toutes n'impliquent pas forcément de forcer la suspension d'incrédulité (qui est censé etre volontaire) en écrasant le drame sous le poids de références historiques ou de considérations plus ou moins renseignées sur ce qui pourrait arriver en réalité ou non (c'est souvent oiseux et en fait assez subjectif). Cela demande par exemple de travailler les personnages, de leur donner des motivations crédibles et appréhendables, de les faire évoluer dans un envirronement qui respecte des règles implicites et dont les détails sont cohérents et révélateurs.

Cela dit, il ne faut pas forcément oublier que l'idéalisation qui, dans cette définition conceptuelle, est l'opposé du réalisme (mais non incompatible avec lui), a aussi des vertus. L'idéalisation cherche non un effet de réel mais à toucher à des situations archétypales et à accentuer les états intérieurs en exprimant la scène à travers le prisme des émotions des personnages : un adversaire en colère apparaît soudain plus grand, les ombres qui passent sur le visage d'un personnage expriment ses doutes, etc.

Trouver l'équilibre entre ces deux modes de traitement est absolument nécessaire à mon sens pour créer une histoire mémorable.

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Published by Struggling Writer - dans Fictions en général
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gwenael 01/06/2010 01:05