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Articles Par Mois

1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 11:00
Lorsque Mandy Patinkin a quitté la série Criminal Minds, il invoqua une raison de différent artistique. J'ai donné ici les éléments du dossier. Avec le recul, force m'est de constater que Mandy Patinkin a probablement eu raison de quitter un navire qui prenait eau de toute part. La troisième saison fut la plus faible de toute et le début de la quatrième me donne carrément envie d'arrêter de regarder la série.

Pourtant, celle-ci partait sur un prémisse fort intéressant : explorer les comportements criminels à travers une unité d'enquêteur formés au profiling. Durant les premières saison, la série a souvent exploré ce principe avec un vrai talent. Malheureusement au cours de la saison passée (et pas seulement à cause du départ imprévu de Patinkin), la série s'est contenté de ronronner, offrant bien peu d'épisodes originaux. Alors que le thème des premières saisons était "tout le monde peut devenir un criminel, et un criminel appartient à la même humanité que n'importe qui", la série semble de plus en plus se focaliser sur un thème plus banal et bien moins riche de possibilités : "notre monde est plein de prédateurs, quelle attitude doit-on adopter face au mal ?".

En soit, ce n'est pas forcément un mauvais thème mais la solution semble presque toujours la même : mettre les "méchants" hors d'état de nuire avant qu'ils ne tuent leur dernière victime, et faire son deuil des victimes qu'on n'a pas pu sauver. Le problème est résumé dans cette répétition ad nauseam du même principe scénaristique : les membres du BAU arrètent le criminel au moment ou il va s'attaquer à une dernière victime et la sauve au dernier moment (les quelques rares variations sur ce thème ne suffisent pas à contrer cette impression d'ensemble).

S'il est important de parler des victimes, Criminal Minds semble tomber de plus en plus dans une idéologie victimaire au premier degré (c'est à dire, sans explorer la psychologie de la victime, mais en ayant une fâcheuse tendance générale à l'angéliser, ce qui est une autre façon de la deshumaniser), et abandonne trop souvent toute exploration dramatique du contexte social et psychologique qui génère la criminalité (à la différence de Without a Trace, que je découvre en ce moment, ou des différentes déclinaisons de Law and Order)
. Exposer par des dialogues rapides le profil d'un criminel est de plus en plus insuffisant pour donner à la série la profondeur que son sujet exige. Quelques épisodes de la troisième saisons sortent du lot (True Night avec Frank Muniz, qui pour une fois se focalise sur un criminel "excusable") mais cela reste des exceptions…

Bref, je donnerai peut-être une nouvelle chance à Criminal Minds (il est arrivé que des séries redressent la barre après une saison désastreuse) mais pour l'instant, il y a mieux à regarder.

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Published by Struggling Writer - dans Séries Télé
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