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Articles Par Mois

10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 11:00
Le destin du brillant et cynique avocat Eli Stone semblait être de défendre des multinationales irresponsables face à des Class Action ou des accusations justifiées de malversation, d'épouser la fille du patron de sa firme et de continuer à subir la désaprobation de sa secrétaire. Mais il est un jour victime d'hallucinations auditives, qui culminent lorsqu'il voit George Michael chanter Faith dans son salon… et sa vie en sera à jamais changée. N'en disons pas plus… la découverte de l'intrigue fait ici intégralement partie du plaisir de spectateur, et cette série étant peu connue en France, je m'en voudrait de vous la spoiler.

On a souvent comparé cette série à Ally McBeal, et je peux voir pourquoi : les numéros musicaux, la fantaisie, l'approche idéaliste, le ton léger… et, à l'évidence, le fait que le héros soit un avocat. Eli Stone, créée par Greg Berlanti et Marc Guggenheim, est cependant beaucoup plus politique et militante qu'Ally McBeal. En dix ans les choses ont changé. On a même ici droit à des discours sans ambiguités qui attaquent le capitalisme moderne et ses excès (un an avant la crise financière… on se demande ce que la deuxième saison nous réserve dans le contexte actuel).

Certes, on peut froncer les sourcils à l'idée que la série offre comme seule alternative au libéralisme le choix de se mettre entre les mains de "Dieu". Mais Dieu, ici, ressemble plus à une transgression fantastique, un principe panthéiste, qu'à un directeur de conscience sourcilleux. Eli Stone parle de foi, non la foi religieuse des fondamentalistes – qui sont égratignés à plusieurs reprises –, mais comme d'une qualité nécessaire à tout être humain pour être connecté aux autres.

Clairement, Eli Stone n'est pas une série aussi torturée et révolutionnaire que Mad Men, Breaking Bad ou Lost… mais c'est un bonbon qu'on apprécie justement parce qu'il est sucré et offre un plaisir immédiat. Et les auteurs connaissent leur affaire : chaque personnage est ciselé autour d'un archétype, pour être ensuite caractérisé par petites touches. (J'apprécie particulièrement le traitement subtil du personnage joué par Victor Garber.)

En bref, je me réjouis du retour prochain d'Eli Stone pour une deuxième saison. Un rayon de soleil n'est pas inutile alors que la tendance générale des séries est plutôt au sombre (d'autant que, dans le même genre, Pushing Daisies ne me convainct pas). Et puis la légereté d'Elie ne pâtit pas le moins du monde du fait que la série ait une cause à défendre, au contraire…

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Published by Struggling Writer - dans Séries Télé
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commentaires

krybaby 10/10/2008 12:07

Votre blog est tres agreable a parcourir.merci.