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Articles Par Mois

23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 17:56

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Comment savoir si un film est bon sans l'avoir encore vu ? (Et surtout comment faire si on s'est trompé ?) Cette question aurait semblé oiseuse il y a vingt ans, mais depuis, internet a donné des lettres de noblesse (ou en tout cas un porte-voix) aux oracles de la qualité des sorties de l'année.

La réponse est pourtant simple : il y a les bons réalisateurs et les mauvais réalisateurs. Les bons réalisateurs font de bons films. Les mauvais réalisateurs font de mauvais films. Quand on sait ça, il devient plus facile de prédire la réussite artistique d'un film.  


Bien sûr, il y a occasionnellement de bons films faits par de mauvais réalisateurs et de mauvais films faits par de bons réalisateurs, mais il ne faut surtout pas se laisser embrouiller par ces exceptions. On peut même les ignorer. La critique de cinéma, c'est mieux d'en faire une simple affaire de statistique. En ne prenant en compte que les qualités et défauts imputés à son auteur, on risque moins de se tromper en jugeant un film, et le plus simple pour ça, c'est quand même d'avoir une idée du résultat avant de l'avoir vu. 

Si on aime se compliquer la vie, on pourra toujours décider plus tard qu'un bon réalisateur a fait un échec intéressant où il exprime néanmoins ses obsessions habituelles, et là hop ! affaire réglé, on peut s'en sortir la tête haute sans tout à fait réévaluer son jugement de départ. Dans le cas inverse, il suffit de nier les qualités de l'œuvre et de se concentrer sur ce qui est fragile (la vraisemblance, la psychologie), et hop ! personne ou presque ne verra qu'on avait un préjugé. Si quelqu'un défend le film, traitons-le de fan-boy du réalisateur ou de geek, ça lui clouera le bec, et s'il s'avère qu'il voit le film comme une exception dans la carrière d'un auteur médiocre, il reste possible de l'ignorer purement et simplement. On ne va quand même pas commencer à apprécier un film sans prendre en compte toute la production de son ôôôteur…

Pourquoi devrait-on s'embêter à regarder les films avec un esprit ouvert, à s'astreindre à ne jamais haïr un réalisateur (même si on juge ses films mauvais), à regarder un film pour ce qu'il est et non pour les attentes qu'il génère ? Ce n'est pas comme s'il existait une tendance appelée "biais de confirmation d'hypothèse" qui pourrait altérer notre jugement, n'est-ce pas ?

Certains prétendent qu'un film serait un travail d'équipe dont la réussite ne dépend pas du seul réalisateur, d'autre fous dangereux affirment que l'analyse d'un film devrait porter sur ses ambitions particulières qui ne peuvent apparaître qu'a posteriori. Mais il serait absurde de se compliquer la vie avec ces détails. Qu'on se contente de dire qu'un réalisateur est bon ou mauvais, c'est simple et direct. Et si on ne connaît pas le réalisateur, on peut toujours le mettre dans une catégorie (film de genre, blockbuster, film intello, etc.) qui permette un jugement rapide et sans appel.




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Published by Struggling Writer - dans Cinéma
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commentaires

gwen 24/08/2013 09:22


Article fort amusant et  ironique. Bien que j'aurais apprécié unne connclusion exempte de pirouette. Je dirais même plus, la question n'est plus ce que le spectateur ressent qui devient
qualicatif et intêressant à la projectionn d'un film  mais les notations  par étoile et autres mesure mathématique qui donne au film  sa valeur et non son contenu (c'est tout au
moins ce que j'observe dans les grands médias et les journaux on n'est plus du tout  dans l'analyse; Mais dans un système avant tout de consommation de masse(D'ailleur les projections test
sont un bon exemple de comment formate t'on l'esprit critique avec leur questionnaire de débile "le rythme du film", "l'action" et j'en passe. ) . Après l'on reste tous victimes de notre propre
analyse  et jugement à priori sur un réalisateur que l'on apprécie, comme d'un que l'on deteste. Encore faut-il faire un minimum d'introspection sur nous même, ce qui n'est pas vraiment une
attitude dominante. Même si j'en conviens, l'être a cette faculté d'évoluer et de remettre en cause ses propres jugements. Ce qui est sûr, cela reste un exercice difficile et lent et demande un
minimum d'honnêteté..