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Articles Par Mois

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 05:00

chris-prattJ’ai l’impression que si Les Aventuriers de l’Arche Perdue sortait aujourd’hui, on entendrait que que le film ne se prend pas au sérieux en raison des scènes où Indiana Jones panique à cause du serpent dans l’avion en ponctuation de l’ouverture héroïque, ou lorsqu’il fait le douillet et s’endort devant Marion, ou qu’il descend le big bad avec ses sabres, ou qu’il met une chemise trop petite (sans parler des clichés qu’on attribuerait au film ou des accusations que l’histoire est trop « classique » – ce qui est un peu l’argument de quelqu’un qui n’en a pas, parce que toute histoire pulp traite des tropes déjà abordés, sinon ce n’est pas du pulp). On entendrait que le personnage est ridiculisé, que l'humour désamorce l'action, et toutes sortes de fadaises.


Le ton de Marvel en général me semble exactement remplir un vide grandissant dans le cinéma populaire depuis la fin des années 90 (suite aux excès sur ce point – genre Schumacher et les jeux de mots pourris sur la franchise Batman), où la solennité est trop souvent prise pour de la profondeur. Je n’attends pas de tous les films qu’il y ait des gags et de l’humour dedans, ce n’est pas toujours adéquat, mais sur un film d’aventure pulp (et Guardian of the Galaxie est exactement ça), juste, il en faut.


Et on remarquera que cette place de l’humour ne s’oppose aucunement à la dramaturgie. La dramaturgie consiste à savoir mettre en place les conflits et les obstacles, et faire en sorte que le protagoniste se révèle en tentant de les surmonter. Quand, dans le récent Guadian of the Galaxy, Peter Quill fait une diversion en dansant, en première impression c’est drôle et inattendu mais en fait ça fait avancer l’histoire, ça nous apprend quelque chose sur lui, et son lien à cette Terre qu’il a perdu étant enfant. C'est élégant et très satisfaisant dramatiquement.


Le film de James Gunn (qui avait déjà fait Super) peut être vu comme une rêverie : celle d’un enfant dont la souffrance est telle qu’il préférerait être enlevé de cette Terre et qu’il imagine un avenir loin, très loin, où il est un héros avec pour compagnons un raton laveur, un arbre parlant, un extraterrestre un peu dense, et une guerrière féroce à la peau verte, en train de sauver la galaxie, de combattre des méchants et de piloter un vaisseaux spatial. J’ai souvent eu l’impression en voyant le film que j’étais face à des images intérieures d’une rêverie éveillée, un film plus proche des théories de R.L. Stevenson que de celles de Joseph Campbell.


Voici un extrait de la défense prise par Stevenson de l’île au Trésor, dans sa controverse face à Henry James :


« Il n’y a jamais eu d’enfant (…) qui n’ait cherché de l’or, n’ait été pirate ou chef militaire ou bandit de grand chemin, qui n’ai combattu, subit un naufrage et enduré la prison, taché ses petites mains de sang, vaillamment sauvé une bataille perdue et triomphalement protégé l’innocence et la beauté. » On croirait à deux trois détails près une critique du film de James Gunn.


Contrairement à une idée répandue, les films n'ont pas besoin de se prétendre intelligents. S’adresser aux seuls spectateurs qui se croient malins, c’est même souvent de la paresse, parce qu’il ne s’agit dès lors que de proposer une fable (une histoire astucieuse dont la morale est facile à tirer, ce qui semble la justifier), alors que produire une rêverie structurée pour lui donner l’illusion une existence tangible, débarrassée de tout autre justification, est un projet ambitieux et délicat qui n’a pas besoin de se parer d’une autre fonction (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas). On accorde scolairement trop d’importance à l’intelligence en narration, oubliant l’importance de l’intuition et de la simplicité, qualités bien plus difficiles à capturer, si discrètes et fragiles que bien des spectateurs qui se croient avertis, arrivent à l’âge de la critique (et parfois de l’opinion condescendante) sans s’apercevoir qu’ils les ont déjà irrémédiablement piétinées.


J’ai souvent l’impression de lire sur Marvel le même genre de critiques négatives – quand il y en a – que celles qu’on pouvait entendre sur les productions Spielberg destinées à ma génération dans les années 80 (Gremlins, Retour vers le futur, Goonies, Young Sherlock Hommes, etc.), qualifiées de légères, puériles, mercantiles, formatées, cyniques, incohérentes, surchargées de clins d’œil, de clichés, etc. Discours tenus avec tout le mépris de l’adulte au goût forcément averti au point d’en devenir pompeux et prosaïque, envers l’attirance éternelle des plus jeunes pour un imaginaire débridé… Mais vu que ces films sont aujourd’hui regardés et étudiés avec nostalgie et parfois vénération, laissons dire… Les générations passent… attendons que ceux qui auront grandis avec les productions Marvel soient en âge de les défendre et de rire de ceux qui n’ont pas saisi l’importance de s’adresser aux futurs rêveurs de ce monde.

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Published by Struggling Writer - dans Cinéma
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commentaires

LE MEUR 20/12/2014 16:33


Bonjour, tout d'abord après l'avoir revu de manière moins émotive et plus réfléchi, je me suis aperçu que ton discour sur le sujet était plein de bon sens, réfléchi et sensible.Pour cette
raison je m'excuse concernant certaines observations et digressions. Pour l'anecdote je me sens à ce niveau un Pauvre Con. Les qualités que tu présentes sont cohérentes et même omniprésentes.
Comme tout spectateur un peu vieux, pour ma part j'aurais apprécié plus d'irrévérence. Pour le reste si tu as des idées je t'invite si tu a le temps de m'indiquer quelques livres à lire afin
de ne pas  tomber dans des imbécilités sur le cinéma. Bon Noël et bonne année cordialement

Struggling Writer 06/01/2015 07:35

Merci pour ce retour, et bonne année aussi ! Mais ne vous flagellez pas trop : même Stanley Kubrick disait qu'il ne pouvait apprécier vraiment un film qu'après plusieurs visions. Rien à voir avec le fait d'être un pauvre con, une simple mauvaise digestion peut avoir une influence sur le jugement, et dans ce cas, je dirais que le pire est surtout de ne pas être capable de réévaluer son opinion.

gwen 04/09/2014 23:06


La différence entre nous ne se situe pas dans l'analyse, compte tenu de ce que j'observe, mais plutôt dans les grilles d'analyse. Après faut que je développe, car intellectuellement tu me bats
dans le discours actuellement. 

gwen 04/09/2014 22:43


I'll be back. Thématique pour ma part très intéressante( d'où mes messages) et argument émis construit et non dénué de bon sens. Mais je continues à penser que cette attitude de rejet concernant
le cinéma Populaire est avant tout un système d'exaspération de la Population concernant ce Genre et de la totale absence critique qui sévit au cinéma (il n'y a qu'à observer la critique actuel
qui se contente actuellement d'aligner des adverbes, des adjectifs qualificatifs pour être succinct) et qui engendre cet état de fait, plus qu'un mépris à l'égard du Public à l'égard de ces
oeuvres. Ces éléments je les développerais plus tard et sur Word, en analysant tes éléments de réponse. Pour finir et en aparté je trouve dommage que ce blog, on ne puisse voir l'écrit de l'autre
lorsque l'on écrit. Mais bon sans lire Hitchcock dans l'immédiat et revoir le film, cela ne m'empèche pas d'être assez confiant sur les arguments que je peux émettre sur le sujet (Mr verdoux :
interdit en france etc) et quant bien même je partage tes idées à 80%.


Il me semble important de souligner l'évolution de la critique et du cinéma et qui est au coeur du sujet. Ce qui ne remets pas en cause le talent de certains des intervenants dans ce dispositif.
Voila ma dynamique et j'essayerais de te l'exprimer de manière construite et réfléchi sur ce Blog.


A la différence de vous, je ne suis pas submergé par le cinéma et que j'ai pris l'habitude de prendre en considération les avis contraires et du Public, en essayant d'analyser de manière globale
leur Goût et non comme vous le faites leur analyse scénaristique.


Pour le reste, comme je vois que je suis en face de quelqu'un de réflechi et qui argumente de manière très pertinante, je me permettrais d'ici quelque mois, après relecture sur le cinéma,
d'argumenter sous un autre angle. Sur cela, passez une bonne soirée et merci pour l'élégance et votre manière construite d'y répondre. En aparté : Biskind est pour moi un rigolo, même si il
développe de temps à autre de bonne idée ; sur les réalisateurs de documentaire par exemple

gwen 29/08/2014 19:03


Vous avez tout à fait raison de me conseiller Hitchcock/Truffaut qui est une mine d'information importante et élémentaire sur le cinéma, ainsi que le plaisir d'apprécier le grand sens de l'humour
d Hichcock. Ainsi que sa très grande influence sur le Cinéma actuel (Polanski avec Frantic, qui est une Ode à l'amour que porte Polanski à Hitchcok et le cinéma américain). Je vous conseille pour
ma part, la Lecture de Chomsky/Herman "la fabrique de l'opinion Publique (qui est une étude très argumenté sur l'évolution des Médias américains (il englobe le cinéma d'ailleurs, si mes souvenirs
sont bons) et les émissions que l'on peut retrouver sur Youtube "les nouveaux chiens de Garde" et "les Médias et les illusions nécessaires" sur Chomsky qui me semble à l'heure actuel important de
prendre aussi en considération.

Struggling Writer 29/08/2014 21:22



Merci, j'aime beaucoup Chomsky aussi, La Fabrique de l'opinion publique est un livre très important, j'irais voir sur youtube Les Médias et les illusions nécessaire, que je ne connais pas !



GWEN 28/08/2014 22:29


"De nombreux spectateurs
confondent ces trois notions et attaquent encore les films avec derrière l'idée absurde qu'un film devrait être vraisemblable. Mais ils ne disent jamais pourquoi ce devrait être le cas…"  
 


Polanski reprend exactement ton analyse qui est totalement Juste, à la différence que  celui-ci explique l'importance de créer un univers Vraissemblable afin de faciliter l'immersion du
spectateur. Si j'ai parlé de ce Problème, c'est en prenant en compte les critiques que l'on m'a sorti à ce sujet et pour lequel j'ai défendu Peter Jackson en aparté, comme son respect à l'oeuvre.
Après il reste évident qu'un minimum de vraissemblabilité  est nécessaire afin comme précisé sur ce Blog de "suspendre l'incrédulité" et permette au spectateur de se Plonger dans l'oeuvre.
Et désolé encore pour mon expression, non content d'avoir pas préalablement réflechi réelement, mais en plus le fait d'être assez fatigué (problème d'insomnie) a contribué à mes dérapages et mon
manque de respect. Pour le reste je pense, que je dois effectué un travail de réflexion sur le  scénario et l'écriture (roman, tragédie, conte etc) et non me retrancher sur tout les discours
que l'on m'a sorti (et qui sont pour la plupart pas les miens-si ce n'est ma défiance à l'égard de la critique de cinéma et qui est sans fondement la plupart du temps) et que j'exprime ici
chaotiquement et qui phagocyte tout raisonnement.

Struggling Writer 28/08/2014 22:45



Pas de soucis portez vous bien, et si vous pouvez mettre la main sur le livre Hitchcock, c'est vraiment très éclairant et ça donne plein d'arguments dans les discussions sur la vraisemblance et
sur plein d'autres sujet de cinéma !



gwen 28/08/2014 15:30


Et je dois reconnaître, que lors du visionage (Guardians) je n'ai pas été dans l'état d'esprit nécessaire à sa bonne réception ou j'ai eu l'impression de revoir The last Starfighter Grosso modo,
en plus amusant et mieux fait (ce qui m'a  rebuté se sont les conventions du Genre et malheureusement, je dois admettre  que cela exprime un Goût que plutôt une réflexion ou critique du
sujet). Cela m'arrive parfois, lorsque je vois pour la première fois certains films (ou j'avais adoré tout le développement de Minority report et detesté sa fin par exemple). Voila et afin que
vous compreniez un peu mieux la situation.

gwen 28/08/2014 14:29


Tout ton discours n'a pas été inutile et donc nul Besion de Déprimer,  cela m'a permis de revoir pronfondemment le peu de pertinence de mes analyses et Jugements sur le sujet. Pour le reste,
Vous m'avez donné envie de Revoir Guardians sous un autre angle, que sur une simple question de Goût et je 'ten remercie.Comme tes observations claires et pertinantes sur la Critique elle même.
Pour finir, j'ai le gros défaut de mettre comme principe de Base dans mes analyses filmiques ma Sensibilité( question d'Honnêteté vis à vis soit) et ne  permetpas d'effectuer une analyse.Je
viens de m'apercevoir que je manque de culture (vocabulaire etc) qui permet une réflexion construite sur le Cinéma Populaire et sa critique. Si j'ai réagi de cette manière, c'est que cela fait un
bout de temps, ou les discours visant à plébisciter et promouvoir ce genre de spectacle Populaire est toujours le même. C'est fait pour les enfants etc. Et que Je dois reconnaître que l'ensemble
des enfants que j'ai rencontré (enfant d'ami, cours de rattrapage pour enfant en difficulté), n'ont pas la même perception  que celle qu'ont avance le plus souvent. Bonne fin de semaine et
peut être dans quelques Mois lorsque j'aurais revu le Film et fait une REELLE réflexion. Pour l'instant, je me sens Idiot dans mon discour. Cordialement !

gwen 28/08/2014 13:15

Désolé, c'est moi qui Pédale dans la semoule et manque sincèrement d'analyse sur le sujet et même à la fin de civilité. Je prends note de tes propos et te répondrais de manière un plus travaillé et
constructive, lorsque j'aurais un termps soit peu réflechi et lu sur les divers réflexions sur le sujet. Concernant le scènario de genre (superhéro, aventure, polivier, science fiction), les fims
populaire et de sa réception auprès du Public et Critique. Pour rectifier un élément dès maintenant Footlose, reprends les pas de danse de l'époque (représenté par la gymnatisque( début générique
Guardians, le rock acrobatique, le Hip Hop/ Rap... jusqu'au claquette), sans oublier la Figure stylistique de la Jambe, immortaliser par Michael Jackson. Après il est visible que le scénario, met
l'accent dès le départ sur l'importance de la musique dans la dramaturgie et le scénario (enfant qui écoute le walk man etc... Jusqu'au final ou elle est utilisé par le Héros comme subterfuge (X
MEN 3 idem, sauf que c'est un Héros lui même qui est utilisé (Logan). Toujours que je vois mes insuffisances à entretenir une discussion constructive et réfléchi sur le sujet (je manque de culture
à ce niveau, dans le sens d'avoir exercé depuis une dizaine d'année, une étude ou une réelle réflexion sur la critique cinématographique et qui est au coeur de ton analyse.)

gwen 28/08/2014 01:21


Tes argumentaires défendant ce Genre de Film (Pop Corn Blockuster), me fait penser aux arguments émis de ton collègue sur AVATAR, qui participe à la même dynamique, détruire les arguments des
critiques négatifs par une Pirouette intellectuel peut concluante  consistant à mettre  sur le Pilori le fonctionnement même de la critique, Bravo ! Je trouve pour ma part, que c'est
une Belle arnaque intellectuel et une escroquerie. Lorsqu'on défend un film, si l'on est Honnête et respectieux des Perqonnes l'on argumente sa perception et non  pour promouvoir un film
d'attaquer la pertinence des détracteurs du film, car cela ne Justifie rien sur les qualités du film, ni dit quoi que se soit d'intéressant sur un film.


Après, bien entendu on es plus enfant donc on ne peut avoir d'avoir d'avis un temps soit peu Juste, mise à part ça bien des enfants m'ont signalé trouvé Star Wars mal Joué, mal Foutu et qu'on n'y
croyait pas, mais que c'était distrayant, mais bon..... Je vois et J'observe.


Comence avant d'analyser, comme tu le fais ! Intéresse toi directement aux avis des enfants Réellement. Avant de pondre de pseudo thèse (sur le goût de l'enfant) sur le sujet, fait un travail
sociologique auparavent.

Struggling Writer 28/08/2014 06:08



De quel collègue parlez-vous ? Désolé je ne comprends pas…

"Mettre au pilori le fonctionnement même de la critique" ? Une bonne façon de le faire, c'est de qualifier un point de vue adverse de "pirouette intellectuelle" sans jamais expliquer pourquoi. En
revanche, pointer comme je l'ai fait l'utilisation d'un vocabulaire particulier destiné attaquer un film sur des généralités et des préjugés, fait partie du fonctionnement normal et admis de la
critique. Je doute franchement qu'un seul critique de métier sérieux se reconnaisse dans le portrait que j'ai fait du mépris ordinaire envers les films Marvel. Quant à l'honnêteté… Lequel d'entre
nous, ici,     déforme les propos tenus ? Je crois avoir été aussi respectueux que possible de votre point de vue. Je regrette que vous n'ayez pas eu la même attitude et que vous ayez
falsifié mes arguments pour y répondre plus facilement…

Au passage je ne parle pas que de la scène de la danse dans ma critique, mais je trace aussi un pont entre les théories de Stevenson sur la fiction, et le cas actuel de Marvel. Stevenson
envisionnait une approche de la fiction débarassée de l'écueil de la pure vraisemblance pour l'amener dans une frontière entre le rêve éveillé et une réalité magnifiée, mais riche de sens. Sa
défense de l'aventure comme genre essentiel de la fiction (non contre les autres genres, mais comme un genre ayant ses difficultés et ses règles propres, qui échappent à celles de la psychologie
et du naturalisme) reste valable aujourd'hui. Y faire référence n'était pas innocent…

Je ne promeus pas les films sur mon blog, je ne pense pas qu'un petit blog comme le mien intéresse Marvel au point qu'il puisse faire leur promo… Je parle de ce qui me dérange, de ce que j'aime,
ou des expériences que je fais sur le cinéma et autour.

Je n'attaque pas la "pertinence des détracteurs du film" mais je réponds à certaines critiques qui - ne vous en déplaise – existent, qui sont courantes, ne concernent pas que ce film en
particulier et qu'une rapide recherche google vous permettra de trouver. Peut-être que ce sujet ne vous intéresse pas, c'est votre droit, mais dans ce cas, pourquoi les trente-sept commentaires
?

Quand quelqu'un dit quelque chose qui ne m'intéresse pas, je ne perds pas mon temps à lui expliquer en long et en large pourquoi ce qu'il dit est une escroquerie… J'ai pris le temps de vous
répondre, je me suis expliqué courtoisement et avec autant de détails que je pouvais en fonction de mon temps, même quand vous ne sembliez pas prendre en compte mes explications. Et franchement,
je regrette un peu d'avoir perdu ce temps à discuter avec quelqu'un (vous noterez : pas au point d'abandonner et de laisser une dernière chance au dialogue bienveillant) qui, finalement, me fait
comprendre ici qu'il voulait uniquement que je sois d'accord avec son point de vue. Gardez votre point de vue, il ne me gène pas… mais ne cherchez pas à me l'imposer comme vous le faites au terme
d'une discussion où je ne vous ai jamais attaqué sur vos goûts.

Vous me dites que, pour pouvoir parler de la part d'enfance qu'on peut ressentir dans un film, il faut avoir fait une thèse sociologique sur l'enfance… Est-ce que vous pensez que je vais
 tomber dans une manipulation rhétorique aussi élémentaire (croire qu'il faut avoir une autorité scientifique - une thèse en sociologie sur l'enfance - se rapportant un sujet
non-scientifique - le rapport entre le cinéma d'aventure et l'enfance - pour pouvoir l'aborder). Du coup, je me demande un peu comment vous osez prétendre défendre l'esprit critique.

Et votre exemple d'enfants qui n'aiment pas Star Wars ne représente rien d'autre que votre obsession éternelle pour la question du goût dont la diversité semble vous inquiéter. Bien sûr que tous
les goûts sont dans la nature, mais un film peut parler de l'enfance, de l'aventure et de l'imaginaire, et on peut raccorder sa fonction narrative à des penchants qui sont particulièrement
accentués chez la plupart des enfants (et beaucoup d'adultes qui continuent de rêver) sans pour autant tomber dans la généralisation qui pousse à croire que tous les enfants sont pareils ou
réagiront de la même façon – quelle qu'en soit la raison. 

Et malgré vos attaques dénuée de fondement, je ne vais pas arrêter de parler et de défendre les films que j'aime, qu'ils soient des "pop-corn blockbusters", comme vous dites avec un mépris
facile, des films indépendants difficiles d'accès, ou des classiques. La hiérarchie des genres, c'est une invention pour se sentir supérieur, pas une manière fertile de regarder des films et de
profiter des œuvres de fiction… La vraie arnaque intellectuelle pour moi, c'est de croire que le talent ne peut s'exprimer que d'une façon limitée, pour un public défini. La vraie escroquerie
c'est de prétendre qu'en enfermant le cinéma populaire (qui est un terme plus juste pour la catégorie que j'ai défendu dans les posts dont vous parlez) dans sa seule dimension commerciale, on
parlera mieux du cinéma.

Désolé, mais franchement, je ne comprends pas votre attitude, ni votre conception du dialogue, mais si c'est pour continuer dans cette voie sans issue où vous lancez des accusations fantaisistes
et où vous permettez sous couvert de "je ne sais pas argumenter" de faire systématiquement et avec empahase des interprétations déformées ou carrément fausses de mes propos ou de mes convictions,
je préférerais vraiment qu'on s'en tienne là. D'autant que, n'ayant jamais prétendu à autre chose dans ce blog que parler de ce qui me plaît et avoir des discussion agréables, même si c'est à
baton rompus et pour défendre des avis contraires, avec des passionnés qui se respectent les uns les autres, votre accusation paradoxale de malhonnêteté basée sur une interprétation biaisée de
mes propos me déprime un peu.

Pour dire les choses clairement, si vous voulez continuer à discuter, soyez courtois et prenez le temps de peser chaque mot avant de les écrire. Merci.



gwen 28/08/2014 00:50


Après et pour finir sur le sujet, pour ma part et c'est flagrant sur ce film,  Gunn est un très mauvais directeur d'acteur, mauvais dialoguiste, mauvais timing dans les scène et mauvais
montage. Et pourtant le film a bénificié de 170 MILLIONS....


Et maintenant il faut arrêter de se voiler la face, comme avec Georges Lucas ou même un enfant de 6 ans m'avait dit dans l'attaque des clône, qu'il  ne croyait pas à  la scène
 d'amour... C'est dire ..........................


 

Struggling Writer 28/08/2014 03:34



Gunn est un bon dialoguiste, un excellent directeur d'acteur, avec un très bon timing dans les scènes et apparemment a eu un bon monteur (mais c'est difficile à voir sans avoir visionné les
rushes). Par contre, c'est relativement bien découpé (c'est pas Hitchcock ou Spielberg non plus, mais c'est mieux découpé que la moyenne). Bon voilà vous avez dit votre opinion, j'ai dit la
mienne. On n'est pas plus avancé. Parce qu'en fait l'opinion de chacun on s'en fiche…

 



gwen 28/08/2014 00:24


Pour ne prendre qu'un exemple, afin d'etoffer ce que je viens de dire. J'ai  longtemps  plébiscité le travail de Jackson, en exprimant le fait devant mes frêres que les films ont été en
même temps et qu'il y avait des impératifs commerciaux, d'où  parfois l'action dans les fillms était "bigger than life", ce que mes frères ont dit que c''était dommage et qui sont arrivés au
constat Juste, malgré les effets spéciaux bien foutu, qu'on ne croyait plus à la  réalité de l'action (l'araigné qui faisait des bonds et défié les lois de la gravité par exemple) ou les
combats plus qu'homérique et peu réaliste qui ne permettait pas au spectateur de s'immerger dans le film ou s'identifier. (système  d'incrédulité). Ce que je dis est une réalité, dis par un
nombre important de spectateur. Et là on es seulement, sur des questions sur le réalisme dans le cinéma.

Struggling Writer 28/08/2014 03:29



Je croyais qu'on devait "en rester là"?

Bon d'accord. Il ne s'agit juste que de parler du problème de vraisemblance au cinéma. Si vous pouviez mettre la main dans une bibliothèque sur le Hitchcock Truffaut (j'ai grandi dans une petite
ville de province et ils l'avaient au rayon cinéma, sinon c'est le genre de livre de référence que toute bibilothèque municipale devrait mettre sur sa liste - ce qu'il est possible de faire en
demandant au bibliothécaire) vous aurez toutes les réponses que vous voulez sur la question. Hitchock en parle de façon extensive et avec des arguments plus clairs que je ne saurais le faire.
Sinon, j'ai déjà parlé de la question à de multiples reprises sur ce blog…

Pour faire simple :

La cohérence : c'est le fait à l'intérieur du récit de poser les règles de l'univers dans lequel se déroule l'histoire et de s'y tenir.

La vraisemblance, c'est un critère externe aux œuvre qui n'a pas de raison d'y être appliqué. La réalité n'étant de toute façon souvent pas vraisemblable. Ne pas croire à un film parce qu'on y
trouve des araignées géantes dans un film située dans un univers de légende de défier les lois de Newton, c'est ne pas comprendre 1° que les lois de Newton ne s'appliquent pas à un univers
légendaire médiéval 2° refuser le principe même de la fiction.

 Le réalisme, c'est un procédé moderne datant du XIXème siècle en narration qui consiste à ajouter des détails non pour être vraisemblable, mais pour donner un effet de réel. En clair, c'est
une technique artistique (que ce soit en roman en peinture ou en film, seul les procédés diffèrent, qui permet de créer une illusion de réel). Mais cette illusion n'est pas censer être utilisée
pour copier la réalité, sinon ce n'est pas de l'art, c'est juste de la technique pour le plaisir de la technique. Le réalisme n'exclut pas la transposition. Dans le seigneur des anneaux, Jackson
utilise de nombreuse techniques réalistes, sans faire pour autant un film "réaliste" au sens où vous l'entendez.

De nombreux spectateurs confondent ces trois notions et attaquent encore les films avec derrière l'idée absurde qu'un film devrait être vraisemblable. Mais ils ne disent jamais pourquoi ce
devrait être le cas… 



gwen 27/08/2014 23:42


Pour finir et que je n'ai pas envie d'y penser trente ans, sur essentiellement des inepties. Un, si tu veux effectuer une critique comme tu l'as dit, fais là et ne prends pas en compte divers
discours et applique toi, si tu aimes le film a intéresser le Publique.Ne prends Jamais les personnes pour des Imbéciles ou dénués d'analyse, comme tu le fais implicitement dans ton article.
Trois lorsque l'on te sort des arguments indiscutibable, évite de noyer le Poisson. Parceque cela exprime simplement le fait que tu es d'accord avec le système actuel. Je doute que Biskind aie
tort à ce nivveau, il ne fait que le simple constat de la rentabilité DIRECTE et qui prédomine aujourd'hui (d'où star war ET et consorts). Soyons sérieux, quant bien même je nne partage pas sur
maintres faits ces idées.Et lorsque tu parles qu'il Biaise, tu ne fais que la même chose. En voulant annhilier t les enjeux commercials ou idéologique. Point barre, inutile à mon avis  de
discuter sur les faits que j'explicite, tannt ils sont claires et flagrants (et que  je démontre par des exemples)et qui rend tes analyses pour le moins anachronique et dénué de sens
véritable.Compte tenu de tes efforts  de vouloir séparer les notions d'art et l'industrie cinématographique, c'est pour ma part illusoire et même une attitude de mauvaise foi. Arrêtons, ce
genre de discussion qu'il n'y a pas lieu d'être entre deux passionés par le septième ART.


Après ces Histoires de retrouver dans les articles des termes, comme Puéril, aseptiser, dénué d'ambition, mercantile etc ne sont pas non plus dénué de sens et exprime de manière primaire une
observation réelle sur l'infrastructure qui accompagne l'oeuvre et la manière dont elle est présenté(confère revoir la  BA), que cela te plaise ou pas et qui est une réalité. Arrêtons de
Jouer comme les "Puristes" ou  les critiques de cinéma de n'entrevoir dans le cinéma qu'une dimension artistique, c'est ridicule !!!!!!!!!!!!!

Struggling Writer 28/08/2014 03:22



Apparemment vous avez une idée très précise de ce que je dois écrire, et de ce qui doit motiver mon point de vue. C'est intéressant, mais je passe. Je préfère parler des sujets qui m'intéresse
plutôt que de ceux que vous projetez et qui n'y sont pas.

De quels argument indiscutables parlez vous ? D'une part un argument est TOUJOURS discutable. C'est même la caractéristique principal d'un argument. Croire qu'on ne peut pas discuter d'un
argument, c'est déjà la fin de la réflexion au profit de l'opinion et du préjugé. Donc désolé si vous avez l'impression que je noie le poisson, mais à part vos remarques générales et
désagréables, il n'y a là aucun . Juste des opinions.

Quand est-ce que j'ai "anhililé les enjeux commerciaux ou idéologiques" ? En quoi le fait de dire que "Briskind constate que la rentabilité directe prédomine aujourd'hui" répond à mes critiques
sur Briskind ou a quoique ce soit d'ailleurs. La recherche de rentabilité directe n'est pas nouvelle, elle était autant présente dans le Hollywood des années 60 qu'aujourd'hui, Et ne parlons pas
de l'âge d'or des studios, avec des acteurs sous contrats qui étaient traitées comme du bétail pour le profit de quelques uns…

Et contrairement à ce que vous dites, je ne suis pas "d'accord avec le système actuel"… Vraiment pas. J'ai même expliqué le contraire. Et ça vous paraîtrait évident si vous ne montiez pas sur vos
grand chevaux.

Je suis d'accord, restons-en là. Pour discuter, il faut avoir en face quelqu'un qui fait un minimum d'effort pour ne pas tout mélanger.



gwen 27/08/2014 22:21


Pour le reste comme tu le signales, on en rapelera dans dix ou vingt ans,je doute pour l'instant malgré tes stratagèmes sur l'évolution du cinéma Fallacieux et ton parti pris, que Guardians reste
dans les mémoires............................................................


Il faut arrêter les conneries,  et l'essentiel des Bons films n'ont pas été produit par eux(studio, quoi que tu dises. reviens sur terre !), Point Barre (confère liste des meilleurs films)
et qu'on arrête de dire que les adultes sont de sombre abruti qui ne comprenne rien au cinéma, merci ! Remets un peu de Tisane dans ton eau !


Pour le reste, fais pas comme Biskink de Biaiser notre contreverse.

Struggling Writer 28/08/2014 03:07



Où ai-je dit que "l'essentiel des bons films est produit par les studio" ou que "les adultes sont de sombres abrutis" ? Encore une fois nulle part.  

D'autant que je suis un adulte et que je n'ai pas vraiment l'habitude de traiter les gens d'abruti, puisque précisément, c'est le genre de déclaration qui m'exaspère et que je récuse dans mon
post. Vous confondez une défense de l'imaginaire et de l'intuition avec une attaque contre les adultes. Le simple fait que vous puissiez confondre les deux me laisse sans voix. Mes propos ont un
contexte, ils ne sont pas insultants, merci de ne pas leur prêter un sens qu'ils n'ont pas.

Un bon film, ça n'existe pas dans l'absolu. Par contre, j'ai dit et je répète que les studios hollywoodiens produisent une grande variété de films, que parmi les films influents auprès des
cinéphiles du monde entier, se trouve une dose importante de films produits par Hollywood. Citizen Kane, les films de Kubrick, John Ford, Chaplin, Hitchcock… Pour certains à des époques où la
liberté créative était globalement comparable ou moindre qu'aujourd'hui.

Après votre ton agressif et indigné "Il faut arrêter les conneries" "Remets un peu de Tisane dans ton eau !" commence un peu à poser problème pour débattre…



gwen 27/08/2014 21:27


Désolé de l'exprimer, mais ton article malgré ta connaissance du sujet et les arguments que tu exprimes (Danse qui s'oriente vers Michael Jackson et la Rap) n'ai pas spécialement élégant ou
exprime une narration intéressante(J'ai trouvé cela mal fait (mauvais jeu d'acteur)et un tantinet  ridicule (qui dans l'espace s'interesse à la danse, d'un point de vu logique). Cela reste
un point de vu. Et non une réalité. D'aileurs, si je me trompe pas  c'est la  seule chose que tu as developpé.

Struggling Writer 28/08/2014 02:45



Tout avis sur un film est un point de vue. Aucune critique n'est absolue, parce que l'art n'a pas de vocation à être absolu. Il n'y a pas de vérité unique en art, pas plus qu'il n'y a d'œuvre qui
fasse l'unanimité. Donc toute critique est en effet un point de vue, mais pour mériter le nom de critique ce doit être un point de vue argumenté, étayé.

Par exemple j'argumente sur les raison de la scène de la danse. Je dis exactement ceci : 

"La dramaturgie consiste à savoir mettre en place les conflits et les obstacles, et faire en sorte que le protagoniste se révèle en tentant de les surmonter." Ça c'est un postulat. "Quand, dans
le récent Guadian of the Galaxy, Peter Quill fait une diversion en dansant," ça c'est un exemple. "en première impression c’est drôle et inattendu mais en fait ça fait avancer l’histoire, ça nous
apprend quelque chose sur lui, et son lien à cette Terre qu’il a perdu étant enfant." Ça c'est un argument. "C'est élégant et très satisfaisant dramatiquement." Ça c'est le point de vue que j'en
tire étayé par l'argument précédent.

L'argument repose sur le fait qu'au moment où tout est perdu, Quill utilise un talent spécifique à ses origines, et présenté comme tel dans le film. Peter Quill parle de Footloose dans une autre
scène comme d'une "célèbre légende" de la Terre - ce qui a été perdu dans la VF d'ailleurs, suite à une traduction constamment désastreuse qui remplace le mot légende par "film" – parce que la
musique et la danse sont les deux éléments que sa mère lui a transmis. Alors même que de l'aveu même de son "mentor" il n'a jamais voulu retourner sur Terre par peur de souffrir à nouveau des
souvenirs liés à la mort de sa mère, il a conservé d'elle sa musique (d'une façon quelque peu névrotique) et cette danse : sa diversion n'est pas qu'un simple gag, ça nous renseigne sur son être
- quand tout est perdu, il revient vers la Terre, vers son enfance, et ça annonce sa vision dans la scène suivante. Tout le film ne parle que de personnage qui doivent gérer leur deuil et leur
souffrance : Quill "gère" sa souffrance par l'humour et la danse… (Je n'ai pas développé cet aspect là parce que l'argument n'en avait pas besoin : il s'adresse à ceux qui ont vu le film.)

Désolé, mais je ne parle ni de Michael Jackson ni de Rap. Et répondre sans étayer : "J'ai trouvé ça mal fait (jeu d'acteur)"est un simple point de vue. De mon côté, je trouve le jeu d'acteur de
Chris Pratt parfait pendant cette scène. Et donc ? Il n'y a pas plus réalité, ni d'un côté ni de l'autre. Sans étayer sa position, ça reste juste une question de goût, et le goût en lui même on
s'en fiche.

André Bazin disait "La fonction du critique n’est pas d’apporter sur un plateau d’argent une vérité qui n’existe pas, mais de prolonger, le plus loin possible dans l’intelligence et la
sensibilité de ceux qui le lisent, le choc de l’œuvre d’art." Le paragraphe critique de ce texte sur la danse de Quill n'a pas pour but d'apporter une vérité, mais un simple prolongement, pour
ceux qui ont quelque chose à prolonger. Ceux qui estiment que le film n'a de toutes façon rien à leur apporter ne seront jamais convaincu. Ce n'est pas l'objet d'une critique que de convaincre
qui que ce soit de changer de goût, ou en tout cas ça ne devrait pas l'être.



GWEN 27/08/2014 21:01


Tout les propos que j'ai put dire confirme mon analyse et met tes propos dans un sac voué à la  poubelle, même si je manque d'esprit analytique.Je ne dis pas que ce que tu exprimes est bête
ou faux, comme les divers analyses que j'ai put lire sur la faiblesse des analyses (AVATAR sur ton blog et cela ne m'empèche pas de déprécier le travail de Cameron malgré les millions).  Ce
que, à la différence de moi tu prends très au sérieux et du fait que tu travailles là dedans. Car c'est façile d'effectuer, comme  les intellectuels d'élaborer une stratégie sans queue ni
 logique. L'important est,  comme je l'ai déjà exprimé sur ton site, la manière d'élaborer une critique  afin de d'amener le Public à le voir ou s'en 'intéresser. Tout le
 reste, me semble comme Brassens l'a exprimé une querelle de clochet et ne montre que les insuffisances de chacun.

Struggling Writer 28/08/2014 02:16



"Tous les propos que j'ai pu dire confirment mon analyse"

De quelle analyse parlez vous ? Où sont les arguments ? Je ne vois ici que des jugements de valeur, et même, des préjugés (sur "les intellectuels" par exemple, en quoi élaborent-ils des stratégie
"sans queue ni logique" ? Pourquoi cette généralisation ? En quoi est-ce comparable avec la discussion ? On ne sait pas. C'est juste gratuit…)



gwen 27/08/2014 18:20


Merci  tout d’abord pour tes rectifications et ta manière bien plus réfléchi et approfondi d’aborder le sujet, ainsi que ta manière élégante et respectueuse d’y répondre.


Malheureusement pour moi, les contingences de ma  vie ne me  permettent pas d’avoir une vision aussi large que toi (je ne suis qu’un simple ouvrier).


Si  je me suis exprimé, ce n’est non pas que je me sois senti directement attaqué (même je me suis amusé sur ce sujet et l’ai approfondi concernant la libre expression d’un point de vu
éthique et non Politique comme tu l’as souligné) qu’il  faut  ou que, comme tu le soulignes d’être solidaire de personne dépourvu d’analyse. C’est avant  tout comme je le 
souligne et  sans faire dans l’intellectualisme, effectuer une explication concernant le peu d’engouement  via ce genre de spectacle concernant le Public adulte.


Après, tout ce que tu as put dire et légitimer sur  l’orientation actuelle du cinéma, ne m’a pas convaincu, pas plus que Biskind.


J’ai seulement apprécié ta réflexion et que je partage, sur le fait qu’il existe et existera toujours des Artistes quel que soit le média (Cinéma, TV etc.) qui s’exprimera, ce que je n’ai jamais
remis en cause entre parenthèse.


Mais cela ne remets absolument pas en cause, les dérives que je souligne et qui est spécifique au Cinéma (donc attention de ne pas mettre en parallèle d’autres médias (T .V et VOD qui
contribue à discréditer le constat que je fais et que personne à ma connaissance ne peut contredire : Sur le fait par exemple que le cinéma  Grand Public (avec un Budget conséquent)
s’oriente exclusivement vers les enfants et les adolescents), comme mes allusions sur le principe de l’offre(confère Belmondo ou Coluche avec Misère ).


Sans oublier le fait que le Cinéma d’animation actuellement souffre de beaucoup moins de critique, ce que tu n’as pas pris la peine de prendre en considération lors de tes réponses.


Sans oublier le fait que tu masques part divers artifices,  le problème réel Budgétaire et Mercantile du produit qui reste évident et vérifiable (nombre de salle etc), voire idéologique
(voir à ce Niveau Apocalypse Now ou Coppola n’a eu aucun soutien de l’armée américaine, contrairement à Top Gun ou la chute du Faucon) et qui contribue à élargir la réflexion sur le sujet, quoi
que tu en dises.


Je pourrais afin d’étoffer mon analyse de parler des Films à objectif idéologique (seconde guerre mondiale etc) et qui contribue à légitimiser mes arguments, comme je l’explique très
indirectement lorsque je parle de la libre expression de manière éthique et non Politique comme tu l’as perçu.


Soyons sérieux deux seconde, ce n’est pas en formulant des idées, certes réelles et vérifiables sur le manque de pertinence et même d’absence  d’argument que tu légitimeras la qualité ou non
d’un film dont la construction narrative globale est connu d’avance(d’où les critiques et qui est l’expression avant tout, d’après mon analyse le fruit d’un ras le Bol, plus qu’une quelconque
analyse. Et qui exprime surtout je pense la volonté du Peuple de vouloir être à nouveau comme tu le formules si bien « surpris »).


Je pourrais aussi et de manière palpable, dire que ce que tu formules sur la Fnac est Faux, comme ce qui concerne les Libraires ou le choix est actuellement très restreint. Comme en ce qui
concerne les Bibliothèques ou le choix est délimité par le catalogue de deux ou trois marchands ( je suis resté 10 ans avec une femme travaillant dedans).


A la différence de toi, je suis pour une absolu Liberté de choix et que malheureusement ce que tu ne  perçois pas, c’est  que ceux qui sont en bas de l’échelle ne peuvent en aucun cas
faire des choix (vod télé etc), si ce n’est des choix tronqués.


Par la suite et sur tes propos de fin, sont et c’est mon avis, autant intransigeant et dénué de réflexion profonde que ce que j’ai put lire dans divers magazines (télérama, Positif, cahier du
cinéma). Car, et là je m’exprime, dire grosso modo que presque toute analyse faite sur  ce genre de film est gratuite ou obsolète(concernant tes observations sur le cinéma  des années
quatre vingts etc) ou exprime des lieux communs et que l’analyse doit être faite implicitement par ceux qui apprécient ce genre d’œuvre (c'est-à-dire comme tu le soulignes :les enfants
adepte de l’imaginaire débridée. Qui n’est en aucun cas une vérité), me semble être une façon simpliste d’aborder le sujet et mettre de ce coup, tout discours CRITIQUE NEGATIF sur le thème,
superficiel et infondé (surtout qu’il  ne faut pas oublier que la plupart des êtres, ne s’interroge pas comme toi et moi sur le cinéma et exprime avant tout une sensibilité). D’où mes
dérives sur la Libre expression et ma critique volontaire et exempte d'analyse.


Tout ça pour dire, que je ne remets pas en compte ton honnêteté,  ni ton analyse mais ton expression et certains raccourcis.


 


Ce qui entre nous est paradoxal, compte tenu de ta volonté d’exprimer le fait que l’analyse du scénario n’est pas lié exclusivement a une expression de Goût, mais essentiellement d’analyse et
réflexion sur les conventions du genre (polar, aventure etc), d’après le peu que j’ai compris (reprends moi je suis dans l’erreur).

Struggling Writer 28/08/2014 02:13



La fiction filmée qu'elle soit diffusée au cinéma, à la télévision et en V.O.D demande exactement les mêmes compétences, le même savoir faire, au point que ce sont les mêmes personnes qui y
travaillent. Faire la différence entre les trois, c'est croire que la musique n'est pas le même médium selon qu'on l'écoute à la radio, sur un Cd ou en concert. Il y a bien quelques différences
de forme liées au mode de diffusion, mais les principes fondamentaux sont les mêmes. Un épisode de Breaking Bad s'analyse avec les mêmes outils (en mise en scène et en scénario) qu'un film de
Scorsese. Si on parle de film, la différence est encore moins importante entre un film produit pour la télévision et un film produit pour le cinéma. Ce qui fera la qualité de la mise en scène ou
de l'écriture ne change pas… D'ailleurs aux USA, des films fait pour le cinéma sont parfois diffusés comme téléfilm (sur HBO), et des films faits pour la télé sortent finalement au cinéma. Pareil
pour la V.O.D. Le mode de diffusion n'est pas l'œuvre.

Je ne comprends pas en quoi je devrais parler du cinéma d'animation plus qu'autre chose. D'une part il est faux de dire qu'il souffre de moins de critiques : les derniers Pixar, Cars2/Planes 1 et
2 ont montré un essoufflement créatif, de même que la série Shrek et ont été largement critiqué pour cela… D'autre part, en quoi cela se rapporte-t-il avec le sujet ?

Ensuite tout mélanger, le problème du budget et celui de la qualité, ne permet pas d'élargir, ça crée juste la confusion. Le cinéma n'a pas pour objet principal de transmettre une idéologie, et
même lorsqu'on croit l'utiliser dans ce sens, ça ne fonctionne pas si facilement… J'en ai déjà largement discuté par ailleurs.

"Une construction narrative connue d'avance", ça n'est pas une critique valide : la tragédie est fondée sur des constructions connues d'avance, ça ne l'empêche pas de s'être renouvelée pendant
plus de trois siècles. Ce n'est pas la seule construction qui amène la surprise, mais la capacité à inventer au sein de formes préétablies, et à exprimer quelque chose de notre humanité que
personne n'a songé à faire avant. Par ailleurs la structure de Guardians est plus originale que vous ne semblez le croire. Les éléments sont peut-être connus mais la façon dont ils s'agencent et
se répondent (tout le film ne parle que d'une chose sous différentes formes : la façon dont les êtres gèrent leur souffrance, leurs pertes, et leurs deuils : ce n'est pas un propos nouveau, la
souffrance est au centre de bien des histoires, mais quasiment jamais d'histoire apparemment aussi colorées, familiales et positives - c'est ce contraste absolu entre le propos central de
l'histoire et sa forme en apparence divertissante qui fait l'originalité du film).

La seule opinion que j'ai formule sur la FNAC, c'est que c'est un système commercial en perte de vitesse. C'est bien de dire que c'est faux, mais en quoi ? Pour l'accès aux bibliothèques ça
dépend énormément des endroits (j'ai aussi des proches qui travaillent en bibliothèque) et des politiques municipales… Quant aux libraires, qu'y a-t-il de faux à regretter leur disparition, alors
que deux librairies que je connais ont fermé en moins de dix ans  ?

Néanmoins, l'accès au savoir n'a jamais été aussi facile dans l'histoire de l'humanité. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne doit pas poursuivre cet effort et que ça ne puisse être amélioré. Et pour
ce qui est d'accéder au savoir, quand on est en bas de l'echelle, je connais deux trois petites choses à ce sujet… Dans mes meilleures années, je gagne moins que le SMIC, je n'ai pas de diplôme,
à part le Bac, obtenu en candidat libre, après avoir travaillé comme manutentionnaire et caissier pendant l'année afin de pouvoir subvenir à mes besoins, et j'ai travaillé, depuis que j'ai choisi
d'écrire, jusqu'à douze heure par jour pour gagner moins que les plus bas salaires. Quand je n'ai pas de commande, je n'ai droit à aucun chômage, le système d'intermittent n'existe pas pour les
écrivains et scénaristes, et on peut oublier le fait de toucher un jour une retraite confortable à moins de faire partie des quelques chanceux qui arrivent à vivre de leurs droits d'auteur (une
poignée en France). Mais je ne regrette pas, c'est un choix de vie. Un choix de vie que la société et l'entourage n'encourage pas, mais que je n'aurais pas pu décider de faire si je n'avais pas
eu accès à tous les moyens modernes, gratuits ou non, d'acquisition des connaissances.

Donc, par expérience, je maintiens qu'il y a des choix : certes, le cinéma coûte cher (entre 8 et 10 euros la place), mais il y a de plus en plus des moyens autres de voir les films dans de
bonnes conditions, en V.O.D , on peut voir des films en exclusivité à moins de 4 euros (par exemple In your Eyes produit Joss Whedon qui n'a pas été distribué dans les salles) et j'espère qu'un
jour, ce sera encore plus répandu. Les distributeurs en salles sont un poison pour la diversité. Pour ce qui est des livres, l'accès aux textes classiques gratuitement sur internet (enfin au prix
d'internet et d'une ligne de téléphone) est un énorme avantage sur l'époque où il fallait écumer les librairies d'occasion si on ne voulait pas se ruiner.

Et si on parle de raccourcis : dire que je ne crois pas à la liberté de choix parce que je défends une vision différente de la vôtre, en l'occurence l'idée qu'on peut utiliser les outils actuels
intelligemment, est un simple amalgame. Je n'ai ni la télévision ni un budget extensible, mais j'arrive à voir à peu près tout ce qui sort et qui m'intéresse. Et dans le lot il y a un certain
nombre de films indés qui autrefois auraient été diffusées dans deux ou trois salles en France et souvent impossible à voir à la télévision ailleurs que sur Canal+, pour ceux qui pouvait se payer
l'abonnement, et éventuellement au prix élevé d'une vidéo ou d'un DVD…

Continuons avec les raccourcis : je n'ai jamais dit que "presque toute analyse faite sur ce genre de film est gratuite ou obsolète", ce n'est pas dans mon texte, je me tue à vous expliquer que ce
n'est pas le propos que j'ai abordé, mais manifestement ce que j'ai vraiment écrit vous semble moins important que ce que vous voulez absolument me faire dire. Or cela en particulier, je ne le
pense pas, ce n'est pas mon propos, ça n'a même aucun sens pour moi. Dire qu'un film est un simple produit marketing, ou qu'il est fait pour les débiles n'est, ni de près ni de loin, considéré
comme une analyse. Mais c'est un discours qui existe, qui a une portée (malheureusement) et qu'on est en droit de disséquer et de dénoncer parce que précisément, c'est un raccourci.

Je n'ai jamais dit non plus que "l'analyse doit être faite implicitement par ceux qui apprécient une œuvre" quelle qu'elle soit. Je n'ai jamais dit que les enfants sont les seuls à pouvoir
analyser une œuvre. Mon propos peut se résumer ainsi : attaquer les films d'aventure de son époque en prétendant qu'ils sont débiles et ne resteront pas, c'est peut-être avoir la mémoire courte
sur l'histoire du cinéma. Dire cela, cependant, ne suppose aucunement que les plus jeunes savent mieux analyser que les autres, juste que leurs intuitions, leurs émotions, ne sont pas moins
respectables que celles de n'importe qui.

Ce qui est simpliste ici, ce sont les conclusions que vous tirez d'un texte qui ne met jamais "tout discours CRITIQUE NEGATIF" dans le même sac parce qu'en fait je ne parle pas de critique, mais
d'affirmation et de construction du goût, ce qui est très différent.



gwen 26/08/2014 22:56


Sans faire dans la Polémique  et vouloir montrer le côté Faillible de la critique cinématographique quel que soit (Et qui permet de se soustraire quelque part à tout débat)-d’où mes
allusions à la libre expression et qui n’était pas dans un but de transférer le débat sur le Politique (même si  j’ai précisé des exemples), mais plus précisément sur le côté éthique).


 


Je me souviens jeune adolescent, apprécié particulièrement les films d’Alan Parker, sans compter mon côté cinéphile à cette époque. Je m’entourais souvent de Jeune bien plus vieux que moi, ayant
les mêmes intérêts. Je m’aperçues que leurs discours (très méprisant à l’égard de Parker), au lieu de m’instruire et avoir une vision plus large, se résumer à déblatérer des discours que j’avais
déjà lu et leur analyse était du même niveau.  Cela m’a mis dans une situation psychologique effrayante ou mes interrogations étaient toujours, est-ce que je suis Honnête vis-à-vis de moi et
de ma sensibilité et non le résultat de ce que j’ai lu ou d'influence. J’ai mis depuis ce temps, un réel  barrage psychologique concernant  les informations et les discours que j’ai
entendu ou lu sur le cinéma (si ce n'est de vouloir Toujours confronté des idées, afin le plus souvent d'éclaircir mes pensées).  Et qui permet malgré tout quoi qu’on dise de s’interroger
sur notre réelle sensibilité face à une œuvre, mais peu aussi aliéner. Quelle est la part de notre réelle émotion face à une œuvre et notre  réflexion sur le sujet. Je sais c’est très
Kafkaïen et peut paraître Puérile comme problématique lol ! Mais actuellement je n’ai pas trouvé de réponse sastifaisante, si ce n’est de croire en ma sensibilité ! J'espère que cette
réponse te conviendra


En aparté : Je n'ai pas trouvé Guardians Nul. J'ai surtout été déçu, j'attendais quelque chose d'autre, que ce Marvel nous avez Habitué.

gwen 26/08/2014 17:42


J'oubliais, toujours en ce qui concerne les diverses versions d'un même film (par Final cut ou version longue, alternative et j'en passe). C'est devenu presque une mode et un argument marketing
(star wars, l'exorciste, apocalypse Now etc) et manque cruellement pour ma part de légitimité dans les arguments mis en avant et qui  Justifie leur altération. (d'où pas mal de critiques à
ce niveau : Star war, empire strikes back en particulier ou l'intervention de Lucas a été très critiqué, ou Spielberg avec E.T etc)


Comme le Film de Coppola dont la première monture de 1979 décidé par lui, suffit. Aucun élément de la Nouvelle Version est pour ma part vital pour comprendre et apprécier la dramaturgie du film.
Si ce n'est de dire qi'elle dilue et même empoisonne le rythme voulu du film initial en perdant le fil de l'intrigue principal, par des histoires n'ayant que très peu de rapport direct avec
l'histoire principal. 

gwen 26/08/2014 16:23


Ou sinon, comme l'a expliqué Hitchcock si je m'en souviens bien :   il existe le moyen de filmer les scènes de manière a empécher tout détournement lors du montage et pour lequel le final
cut n'est plus nécessaire. Mais bon  là aussi, on limite  de ce fait les possibilités multiples de la mise en image de l'histoire.

gwen 26/08/2014 15:52


Au sujet du Director Cuts, je me permets d'émettre quelques observations personnels.


Pour Alien 3 et suite à ces mulltiples réecritures et même pendant le tournage, font que pour ma part. Il reste difficile de savoir si les différences, nuisent réellement  à la lecture du
Film dans son intégraliité, quant bien même Fincher a renié ce film. Pour le Treizième Guerrier, il est aussi difficle là aussi de savoir, si les différences entre les versions (musique
différente et durée plus longues de cinq à dix minutes, comme la mise en scène par Crichton de nouvelles scènes). En l'absence  de les avoir vu,  cela ne me permet pas de ce faire une
idée du Director Cuts et de sa nécessité. 


Comme le légendaire Blade Runner, dans lequel je trouve que les changements n'étaient absolument pas nécessaire et ne changé pas la teneur ou l'objectif du film. La voix off, lorsque je l'ai vu
en 1987 m'a paru, non indispensable mais permettait d'accentuer le côté solitaire du personnage d'Harrison et son isolement. Sans compter que la pirouette intellectuel de Ridley scott (qui était
déjà dans le livre de Dick et mis dans le film après Legend (la licorne)), sur l'idée que Deckard est aussi un réplicant, atténué pour ma part le côté dramatique de l'histoire (qu'est-ce que
l'humain et qui est Humain). Cela reste un point de vu.


Et que pour ma part, le seul véritable pouvoir, réside dans le script qui est  le plus souvent filmé dans sa globalité dès que celui-ci a été approuvé par le studio (confère Brazil (film
stipulant une durée moindre que celle filmé)ou le studio était bien emmerdé pour le remonter, compte tenu de son écriture très spécifique  et sa dramaturgie. D'ailleurs à ce niveau, ils ont
préféré dans un premier temps le mettre dans un placard que le remonter et le sortir. C'est dire).


Donc pour moi, le Director cuts n'est qu'un artifice sur les films cités, visant à introduire la notion de Liberté Artistique dans le travail du metteur en scène. Et permet aux studios de s'y
réfugier, si ils sont attaqués. C'est à double tranchant.


Par contre, je serais curieux un Jour  de voir la Version Longue  de Dune (près de quatre heures selon certains) et dont l'univers visuel m'avait très impressionné étant enfant et même
si enfant j'estimais que certains effets visuels était bâclés (détourage etc).