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Articles Par Mois

4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 05:55
Ça y est ! L'écriture du scénario pour David Sarrio est finie (enfin c'est juste une première version, je me doute qu'il faudra la reprendre et il reste encore quelques détails à régler avant de la faire traduire). En fait, le scénario a été fini la veille du départ en vacances : quinze jours à Venise sans jamais prendre une photo de la place San Marco. J'ai aussi ramené…

La muse du blog : Raconter tes vacances sur ce blog, ça va pas la tête ou quoi ?

Ah oui ! pardon, la muse…

(Bon je voulais quand même dire que j'avais acheté une muse du blog dans le Chinatown de Venise - si vous ne le trouvez pas ce quartier en allant là-bas, c'est que vous n'avez pas assez cherché. Il y avait aussi trois recommandations avec, mais c'était en chinois donc je n'ai rien compris. Pour l'instant, au cas où, je me contente déjà de ne pas la nourrir après minuit.)

Mais reprenons :

Pour fêter le début d'une nouvelle année, j'ai changé la présentation du blog (merci à Rémi et Delphes pour leurs conseils) et j'ai tenté d'améliorer sa lisi…

La muse du blog : Mais enfin Denys, tout le monde l'a déjà remarqué ou alors c'est la première fois qu'ils viennent et donc ça ne change rien pour eux ! Pourquoi tu bassines tes trois lecteurs à peu près réguliers avec ça ?

Oui, c'est un peu vrai… Je reprends :

Je vais continuer le blog à un rythme plus soutenu ce mois-ci mais le mois prochain je risque de reprendre une autre écriture de scénario donc ce sera de nouveau en pointillé…

Kof kof…

Euh… Ça va là ?

La muse du blog : Oui enfin… c'est informatif.  Et encore "je risque de reprendre" c'est pas vraiment ce que j'appellerai une information ! C'est assez conditionnel, même, je dirais. En fait, tu bassines tout le monde à annoncer que le mois prochain tu ralentiras ton blog… ou pas… Bonjour l'info ! En plus, ils auront déjà oublié à ce moment-là... Sans parler du fait que si tu continues à écrire n'importe quoi, moi je me barre, et le blog, d'ici là, il ne va pas tellement être rempli.

Tu es sûre que t'es une muse ? Parce que tu critiques tu critiques, mais ça ne m'aide pas beaucoup.

La muse du blog : --

Ça y est elle boude. Bon ben cette fois, je reprendrai quand elle se sera calmé.


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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 02:08
Comme vous l'avez  sûrement remarqué (si vous faites partie des quelques fidèles de ce blog), ma publication s'est quelque peu ralentie depuis deux semaines. La raison n'en est pas un départ en vacances vers une destination exotique mais, au contraire, une période de travail intensive. Pendant que la plupart d'entre vous profitent de congés bien mérités après avoir, par leur travail vraisemblablement sous rémunéré et leur consommation effrénée, augmenté PIB de notre beau pays d'environ 2,5% cette année, je suis de mon côté en pleine rédaction à quatre mains (avec Antoine de Froberville) d'un scénario pour David Sarrio. Par conséquent, j'ai en ce moment moins le temps, et moins l'envie aussi, de me livrer à une réflexion sur la fiction  – télévisée ou pas.

Ça peut paraître une évidence, mais se lancer dans l'écriture d'un scénario demande d'arrêter quelque temps d'analyser ce que font les autres et de théoriser en général sur la fiction.

Je ne veux pas dire que ce soit inutile de le faire le reste du temps, notez bien. Au contraire : toutes les réflexions préalables sont utiles au moment de l'écriture, car elles donnent de l'assurance, permettent de se placer dans une tradition narrative, évitent les dangers d'une
influence trop marquée et, parfois même, autorisent à imposer une vision personnelle. À l'inverse, la pratique – donc la rédaction d'œuvre de fiction – nourrit la faculté d'analyse et, en ce qui me concerne, lui donne tout son sens.

Et, au cas où vous vous poseriez la question : oui, je suis méfiant envers les critiques et les analystes qui ne produisent pas eux-mêmes de fiction (je ne dis pas qu'ils sont toujours à côté de la plaque – juste je me méfie).


Donc voilà : ce blog n'est pas à l'abandon, il est juste en vacances – contrairement à moi (le temps pour vous, peut-être, d'en profiter pour lire les articles que vous n'avez pas eu le temps de consulter… je dis ça comme ça). Ça peut paraître bizarre de délaisser mon blog après juste un mois, mais ça m'apprendra à commencer un blog en juin, tiens…

Par ailleurs, je comptais de toutes façons ralentir le rythme de publication sur le blog. Les premières semaines, dans l'enthousiasme du débutant – et aussi, je dois dire, pour alimenter le fond d'articles disponibles – j'ai passé beaucoup de temps dessus. À partir de la rentrée, le blog deviendra quasi-hebdomadaire, ce qui me laissera le temps d'accomplir mes autres travaux d'écriture.

En attendant, passez de bonnes vacances ! Et ne laissez pas le mauvais temps vous gâcher la vie, il doit bien y avoir de bons bouquins à lire ou des DVD de séries à emmener pour ne pas se désoler pendant les jours pluvieux – et même pendant
les jours ensoleillés pour ceux qui n'aiment pas le sable, la promiscuité et l'odeur des crème solaires à la noix de coco.

Et puis quand j'aurai un peu temps cet été, promis, je laisserai un article sur une série - puisque ce sont ceux que vous consultez le plus...

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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 01:31
J'ai touché le RMI de fin 97 à février 2005 environ. Pendant pratiquement cinq ans (de 1997 à 2002) je n'ai été convoqué qu'une ou deux fois. Tout ce que le système voulait c'était que je remplisse tous les trois mois une déclaration. Durant ce temps, je n'étais pas inactif, j'ai écrit pour la télévision et le cinéma, répondant à des appels d'offre et collaborant avec divers producteurs mais surtout apprenant le métier d'écrivain, développant des contacts et me confrontant avec les aléas d'une vie de bohème. Une fois mon loyer payé, les charges fixes et la nourriture - un repas par jour - il me restait un peu moins de trois cent francs pour tout le reste : transports, vêtements, livres, cinéma. Ces deux derniers éléments pouvaient  être considérés comme des frais fixes d'ailleurs, car les livres et le cinéma étaient des outils de travail...

Et tout le monde semblait savoir que le système fonctionnait ainsi sans jamais vraiment en parler. Après tout, les producteurs de télé ne me proposaient jamais de paiement pour mes développements ou même des projets qu'ils commandaient et présentaient aux chaînes. Ils devaient bien se douter que je ne me nourrissais pas d'air pur.
Après quelques années, j'ai finalement compris  comment il fallait s'y prendre pour se faire payer. Au premier chèque reçu pour un travail, j'ai évidemment abandonné le système du RMI, sans regrets.

Il faut dire que les choses ont changé à partir de 2001 2002 : j'ai été assigné à un "référent" RMI (une assistante sociale) et l'on m'a demandé de rédiger des contrats d'insertion. Le contrat d'insertion est un dispositif étrange et hypocrite. Parce que le système est incapable de remplir sa part du contrat social - offrir du travail et une activité à chacun qui corresponde à ses compétences et à son désir de participer à la communauté -, il demande à ceux envers qui il a le plus failli (dont une grande partie sont des jeunes qui ne trouvent pas de première embauche) de remplir un contrat prouvant sa motivation d'être "inséré" dans une société qui les a trahis en échange d'une somme minimale, tout juste décente pour vivre.

Mon cas est cependant bien différent : je n'étais pas une "victime" de la société ou du manque de travail, mais un écrivain en herbe tentant de trouver sa place comme il y en a eu à toutes les époques. Chaque génération exige des solutions et des moyens différents pour parvenir à ses fins. Ayant vécu entre deux millénaires avec 380 euros dans un Paris aux loyers prohibitifs où les prix pratiqués sont parfois une fois et demi ceux de la province, je peux juste ajouter que cette bohème-là en valait bien une autre en matière de privations.

Le paradoxe c'est que le système n'a cessé de me reprocher (en particulier à travers certains assistants sociaux que j'ai pu rencontrer) de me "servir" du RMI comme marchepied pour mes ambitions artistiques. En bref, d'avoir un désir d'insertion plus élaboré que celui de subvenir à mes besoins et de pouvoir me payer une voiture neuve et des vacances au ski.

J'ai choisi de vivre dans le dénuement pour avoir du temps. Et faisant cela j'ai sacrifié beaucoup de choses que la plupart des gens n'imaginent pas sacrifier. Ma voie n'a pas été plus facile ou plus difficile que la voie classique (études, diplômes, vie en entreprise), elle a juste demandé des sacrifices différents, que d'autres ne font pas. Le RMI ne bouleverse pas la loi des causes et des conséquences.

Certes travailler en entreprise peut être un sacrifice, ce n'est pas moi qui le nierait, mais combien de ceux qui y travaillent accepteraient de lâcher ce qu'ils ont pour un revenu de 380 euros, et une vie d'insécurité, sans assurance, sans voyage à la mer, sans vie de famille, sans luxe quel qu'il soit ? J'ai peut être l'air de dire que ma vie ressemblait à une retraite monacale, mais il faut bien dire qu'il y avait un peu de cela. Les vœux de chasteté en moins.



Le RMI m'a permis de tenir bon en attendant que l'on m'offre une chance de prouver ce que je valais. J'ai pris le RMI comme une sorte de bourse d'étude, un moyen de m'insérer au sens véritable, c'est à dire de faire fructifier mes compétences au mieux pour que la société puisse en bénéficier à terme.

Il n'y a pas en France d'école de scénario ou de cours d'écriture digne de ce nom, en tout cas pas d'école qui accorde de formation pour le type d'écriture qui m'intéressait. J'ai donc profité d'un avantage social offert par mon pays pour obtenir une formation par d'autres moyens, fréquentant les bibliothèques, les libraires d'occasion et les cinémathèques.

Une assistante sociale m'a un jour demandé pourquoi je ne travaillais pas au MacDo ? J'ai fait tout un tas de petits boulots avant de toucher le RMI et ceux-ci ne m'ont appris deux choses : 1°) la précarité existe dans le monde du travail et 2°) un travail aliénant à côté d'une activité artistique est un frein à cette dernière, surtout si l'on cherche à réussir dans un domaine où la compétition est rude. Travailler comme caissier ou manutentionnaire comme je l'ai fait est difficilement compatible avec une formation, ou la poursuite d'une ambition quelconque (notez que ce n'est pas impossible, juste beaucoup beaucoup plus difficile, et puisque le RMI existait, pourquoi ajouter encore un obstacle à un chemin déjà fort encombré ?). Le RMI offrait donc une alternative. Jusqu'à aujourd'hui.

Récemment le système a changé. D'après ce que m'a dit mon dernier référent RMI avant que je sorte du système, le but ne sera plus aujourd'hui que le RMI serve de moyen d'insertion à long terme mais de "tampon" pour ceux qui sont en fin de droit et seulement pour une courte durée. Si la durée est trop longue le bénéficiaire sera éjecté vers la désinsertion totale et la misère, tant pis pour lui il n'a qu'à accepter le premier boulot qu'on lui propose...

Le I de RMI signifie-t-il que ses bénéficiaires (et qui, pour quelques trop rares, ont fait le choix conscient de s'en servir comme un moyen de grimper et non comme un parachute) doivent abandonner toute ambition, toute velléité ? que les compétences qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie doivent rester en friche ? L'insertion nécessite-t-elle une amputation de l'individu ? Un gâchis de compétence ? Ne serait-il pas plus juste de considérer que l'insertion est la possibilité de trouver un métier durable et bénéfique à la société (ce qui exclut doublement le fait de travailler dans un MacDo, je trouve)...

Pour moi, le système du RMI n'a de sens que s'il aide avec un peu d'argent (assez pour vivre décemment, mais pas assez pour vivre confortablement) ceux qui en bénéficient à trouver une voie qui leur permette de faire fructifier leurs compétences et dont ils se sentent fiers. Bien évidemment, c'est utopique dans un monde où le mètre étalon de la réussite sociale est la richesse. Mais je reste convaincu que le RMI, loin d'être une charité, devrait être vu comme un système de solidarité qui bénéficie à la société tout entière... L'argent d'un RMIste retourne dans la consommation, dans les loyers, bref, alimente directement l'économie réelle (ce qui n'est pas toujours le cas des aides aux grandes entreprises ou de l'argent dépensé par les administrations diverses).

La France a fait le choix d'un système capitaliste avec une forte orientation sociale. Pour abandonner totalement l'orientation sociale, il faudrait d'abord que le système se comporte avec justice : en payant les gens en temps et en heure ce qu'ils méritent pour TOUT travail commandé et fourni... Croyez moi c'est loin d'être le cas...

Si le RMI a pour objet de permettre l'insertion, reste à savoir ce qu'on entend par ces mots : impliquent-ils une normalisation comme on le soupçonne… Au final, le système doit-il culpabiliser ceux qui en bénéficient, ou bien ne devrait-il pas favoriser que, encore mieux qu'inséré, tout citoyen puissent faire des choix de façon libre et autonome, au bénéfice de la société tout entière ?
 
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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 02:53

A 35 ans, je commence à peine à me considérer comme un scénariste. Peut-être que ce sera plus facile lorsque je verrai mon nom sur le générique d'un long-métrage. En attendant d'être un scénariste reconnu et référencé sur IMDB, je me contente d'être un scénariste qui écrit : des synopsis, des projets, des articles, des nouvelles et bien sûr des scénarios. Et donc, à présent, un blog.

Je ne désespère pas, toutefois : je travaille en ce moment avec Antoine de Froberville (avec qui je collabore depuis toujours) sur un projet pour le réalisateur David Sarrio, auteur de plusieurs courts métrages. Vous pouvez voir ici le teaser que David a réalisé afin de convaincre Lionsgate de l'engager pour Punisher 2.

J'ai participé aux Miroirs Obscurs
et au Meilleur des Séries 2007, ouvrages collectifs dirigés par Martin Winckler et j'ai publié plusieurs articles sur son site.

Un jour Martin Winckler, justement, m'a dit que les anglos-saxons avait un nom pour les scénaristes dans mon cas : "Struggling Writer". En français, on traduira ça de façon maladroite par "écrivain qui vit péniblement" ou si on veut être littéral par "écrivain en lutte". Mouais… mieux vaut conserver l'expression anglaise. En France, il y a longtemps, on appelait ça la Bohême (et si les moins de vingt ans ne peuvent pas la connaître, ça n'exclut pas que certains la connaîtront encore), c'est joli… mais la connotation est peut-être trop romantique, trop nostalgique, et – disons-le – démodée pour l'appliquer à la réalité quotidienne d'un scénariste en quête de succès au XXIeme siècle.

Je donnerai de temps en temps des nouvelles de l'avancée de mes projets, éventuellement des anecdotes ou des reflexions sur mon métier. Mais, avant tout, ce blog parlera de fiction : séries télés surtout (c'est une passion depuis longtemps, et maintenant qu'elles sont à la mode ça intéressera peut-être les quelques égarés dans votre genre qui passeront par ici), mais aussi cinéma, jeux de rôle et romans.

Sinon je ne parlerai pas de : sexe, échangisme, Paris Hilton nue, inceste, viol, zoophilie, pornographie,
Nicolas Sarkozy, parce que je ne voudrais pas que ces mots entrés dans un moteur de recherche amènent sur ce blog tous les pervers du oueb.






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Published by Denys Corel - dans Divers
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