Articles sur la narration, les séries, le jeu de rôle et les scénarios. Bref, la fiction en général.
Le premier Hellboy m'a laissé plutôt froid à sa sortie. En le revoyant récemment, je l'ai revu à la hausse, en grande partie grace au talent visuel de son réalisateur, même si le scénario ne me convaint pas. Le film hésite sans arrêt entre deux points de vue : celui du jeune agent Myers et celui de Hellboy. Le but, j'imagine, est de permettre au spectateur de percevoir la monstruosité de Hellboy avant de pouvoir s'identifier à lui, mais le film ne parvient jamais tout à fait à synchroniser sa thématique et la multiplicité de ses points de vue. Résultat : un film trop complexe narrativement par rapport à la simplicité de son prémisse (à savoir : l'humanité est une question de choix non d'apparence).